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10 jeunes activistes et leaders autochtones au Canada

Photo du rédacteur: See Different
See Different
il y a 20 heures
12 min de lecture

YLes jeunes au Canada font face à d’importants défis. Entre l’isolement social, le sous-emploi, l’instabilité en matière de logement, la crise de santé mentale et la hausse généralisée du coût de la vie, ils·elles grandissent dans un monde de plus en plus complexe.


Les jeunes Autochtones vivent souvent ces réalités à travers le prisme intersectionnel de plusieurs dualités : un lien avec la tradition et l’effacement culturel, la résilience et le traumatisme intergénérationnel, la protection de ce qui est sacré et la destruction de notre environnement naturel. Leur expérience vécue dans cet espace liminal rend d’autant plus essentiel de mettre leurs voix au cœur de la résolution collective des problèmes.


Nous sommes inspiré·e·s par la mobilisation et le leadership des jeunes Autochtones de communautés partout au Canada qui utilisent leur voix pour promouvoir des changements sociaux, économiques, politiques et environnementaux.


Nous voulions rendre hommage à leurs efforts en présentant 10 jeunes activistes et leaders autochtones qui affirment haut et fort les valeurs qu’ils·elles portent.

Julia Baniak


Photograph provided by Julia Baniak
Photograph provided by Julia Baniak

Julia Baniak est une étudiante à la maîtrise d’origine Nehîyaw (crie) et d’ascendance européenne mixte, chercheuse, entraîneuse et leader communautaire dont le travail allie la santé autochtone, la défense des intérêts des jeunes, le sport et les liens culturels. Julia a grandi à amiskwacîwâskahikan (Edmonton), en Alberta, sur le territoire visé par le Traité n° 6, tandis que son kotawān (foyer familial) se trouve au sein de la Nation crie de Muskeg Lake, en Saskatchewan.

Étudiante à la maîtrise en santé publique générale à l’Université de l’Alberta, Julia mène des recherches sur la violence structurelle dans les soins de santé destinés aux Autochtones et cherche à comprendre pourquoi les périodes d’intense attention médiatique se traduisent si rarement par des changements de politiques et des mesures concrètes et significatives.

Julia agit également à titre de représentante des jeunes au sein du comité urbain d’Edmonton de sa nation, un rôle qui l’a interpellée en raison de sa propre expérience, ayant grandi en ville, étant éloignée de sa culture. « Je me suis engagée parce que je ne veux pas que les jeunes se sentent aussi perdu·e·s et isolé·e·s que je l’étais. » Dans le cadre de cette fonction, elle a mis sur pied un banquet annuel visant à souligner et à récompenser les réalisations des jeunes afin de célébrer la jeunesse autochtone et de renforcer les liens avec la culture et la communauté. Un moment particulièrement marquant pour elle a été la remise de plumes d’aigle aux participant·e·s pour souligner leurs réalisations et pour leur rappeler la force que leur confère leur culture.

Julia est récemment revenue en tant qu’entraîneuse au sein de l’une des premières équipes féminines de football américain avec plaquage de l’Alberta, dans laquelle elle avait elle-même joué. Après avoir créé un lien avec une joueuse autochtone grâce à ses boucles d’oreilles perlées, Julia a commencé à les porter à chaque entraînement et à chaque match, consciente de l’importance de cette visibilité dont elle avait elle-même été privée en grandissant. Elle a également aménagé un espace permettant aux joueuses autochtones d’effectuer un rituel de purification par la fumée avant les matchs, souhaitant qu’elles se sentent reconnues et soutenues dans l’expression de leur culture dans l’environnement sportif. Au fil du temps, joueuses non autochtones ont elles aussi commencé à lui demander de pratiquer ce rituel de purification pour elles, montrant ainsi que cet espace était devenu quelque chose que toute l’équipe pouvait accueillir et partager.


Jessica Fairweather


Photograph provided by Jessica Fairweather
Photograph provided by Jessica Fairweather

Jessica Fairweather est d’ascendance X̲aayda (Haïda) et originaire du magnifique archipel de Haïda Gwaïi, en Colombie-Britannique. Son clan et son territoire traditionnel sont ceux de Naikun Qiigawaay, à Rose Spit, à l’extrémité nord de l’île Graham. Elle est l’arrière-petite-fille du chef T’aanuu (Nathan Young) et de son épouse Anne Young, la petite-fille de Margaret Spencer et la fille de feu Alana Valentinsen. Les X̲aayda forment une société matrilinéaire, et c’est sa mère, Alana, qui a guidé Jessica tout au long de sa jeunesse. Elle l’a toujours encouragée à nourrir sa passion pour sa culture et pour la terre qui l’entoure. À 22 ans, Jessica a perdu sa mère des suites d’un cancer. Depuis, elle s’efforce chaque jour de vivre en son honneur, en perpétuant le respect et la générosité dont sa mère faisait preuve envers tout ce qui l’entourait et toutes les personnes qu’elle côtoyait.


Jessica est nutritionniste holistique agréée, coordonnatrice du bien-être des Aîné·e·s, coordonnatrice d’un programme d’action climatique, membre d’un conseil consultatif des jeunes, membre d’un conseil d’administration national, voyageuse, chanteuse, écrivaine, photographe, sœur, fille et, tout aussi important, rêveuse. Elle fait preuve de compassion et de gratitude pour toutes les leçons et tous les enseignements que son parcours lui a apportés. Elle accueille à la fois les moments difficiles et les beaux moments de la vie, sachant que les uns comme les autres jouent un rôle important dans la construction de notre identité et dans la manière dont nous pouvons soutenir les personnes qui nous entourent.


Ayant été témoin tout au long de sa vie des répercussions des traumatismes intergénérationnels et ayant elle-même traversé des périodes de dépression et d’anxiété, Jessica cherche des façons d’aider les autres à ne pas se sentir seul·e·s face aux épreuves que nous pouvons rencontrer dans la vie. C’est ce qui l’a amenée à se passionner pour le domaine des soins de santé, en mettant l’accent sur le bien-être des Aîné·e·s, la réconciliation culturelle et les répercussions qu’auront les changements climatiques sur les pratiques traditionnelles de récolte de son peuple.


Nicholas Flowers



Photograph from the Philanthropist Journal
Photograph from the Philanthropist Journal

Nicholas Flowers est un activiste environnemental inuit, un artiste et un jeune défenseur originaire du Nunatsiavut, au Labrador, dont le travail est profondément ancré dans les savoirs et les enseignements de ses Aîné·e·s. Ayant grandi dans le respect profond du territoire, il a développé une passion pour l’action climatique et une vision axée sur l’intégration des savoirs traditionnels inuits (Inuit Qaujimajatuqangit) aux discussions sur les solutions environnementales.


Lauréat d’un prix STEAM Horizon et aspirant étudiant en sciences de l’environnement, il espère explorer des solutions en matière d’énergie renouvelable susceptibles d’aider les communautés de sa région à s’affranchir des combustibles fossiles. Il préconise une approche décolonisée de l’action climatique, dans laquelle la science moderne travaille de concert avec les savoirs traditionnels inuits et les savoirs liés au territoire.


Sa pratique artistique reflète également ce lien avec le territoire, la culture et la durabilité. À l’aide de matériaux récoltés localement, tels que le bois, la stéatite et la peau de phoque, Nicholas crée des objets fonctionnels ancrés dans l’artisanat et les savoirs inuits. Tant dans son engagement environnemental que dans son art, son travail met en lumière la manière dont les solutions climatiques peuvent être renforcées lorsqu’elles s’appuient sur les connaissances, les priorités et les expériences des communautés les plus directement touchées par les changements environnementaux.



Larissa Munch

Screen capture from Larissa Munch's Tiktok
Screen capture from Larissa Munch's Tiktok

Larissa Munch, militante Dakelh (Carrier) et Nehîyaw de la Première Nation de Nazko, montre comment les médias sociaux peuvent devenir de puissants outils d’éducation culturelle, de défense des droits et de création de liens. Sur TikTok, Munch partage ses expériences liées à la culture Dakelh, aux danses de pow-wow, aux vêtements traditionnels et à l’identité autochtone, tout en remettant en question les stéréotypes. 


Pour Larissa, partager sa culture en ligne a également été un moyen d’encourager d’autres jeunes Autochtones à renouer avec leur propre culture et à en être fier·ère·s. Elle a raconté avoir reçu des messages de jeunes à qui l’on n’avait pas enseigné leur culture et qui se sont tourné·e·s vers elle pour lui poser des questions, illustrant ainsi comment les médias sociaux peuvent devenir un espace non seulement de visibilité, mais aussi de création de liens et d’apprentissages culturels.


Elle utilise également sa plateforme pour sensibiliser le public aux enjeux touchant les communautés autochtones, notamment la question des femmes et filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) et la protection des territoires autochtones. Munch a souligné l’importance d’aider les publics non autochtones à mieux comprendre la diversité des cultures et des communautés autochtones. En partageant ouvertement ses expériences, elle encourage d’autres jeunes à être fier·ère·s de leur identité et à participer à la préservation culturelle.

Shina Nova


Screen capture from Shina Nova's Tiktok
Screen capture from Shina Nova's Tiktok

Shina Nova, également connue sous le nom de Shina Novalinga, est une interprète de chant guttural inuk née au Nunavik, créatrice de contenu pour les médias sociaux et ambassadrice culturelle qui utilise les plateformes modernes pour partager et célébrer la culture inuite.


Après avoir appris le chant guttural traditionnel auprès de sa mère, Caroline Novalinga, Shina a fait découvrir cette pratique à un public mondial grâce à TikTok et à Instagram, où ses prestations ont été vues par des millions de personnes. Au-delà de la musique, son contenu fait appel à la narration, à la mode et à l’éducation pour mettre en valeur l’histoire et les traditions inuites ainsi que les expériences autochtones contemporaines. En présentant des vêtements traditionnels inuits, en soutenant des créateur·trice·s autochtones et en abordant les thèmes de la préservation et de la représentation culturelles, Shina démontre comment les jeunes voix autochtones peuvent contribuer à maintenir la visibilité et la pertinence des pratiques culturelles pour les générations futures.


Son travail montre également comment les plateformes numériques peuvent offrir aux jeunes Autochtones la possibilité de partager leurs histoires directement avec des publics du monde entier, ainsi que la manière dont la tradition peut s’épanouir parallèlement à la technologie moderne.

Autumn Peltier

Autumn Peltier est une protectrice de l’eau Anishinaabe originaire du territoire non cédé de Wiikwemkoong, sur l’île Manitoulin, en Ontario. Au fil de nombreuses années d’engagement, elle a acquis une reconnaissance internationale pour son combat pour l’accès à une eau propre, pour les droits des Autochtones et pour la justice environnementale.



Son parcours a été profondément influencé par sa grand-tante, feu Josephine Mandamin, une Aînée anishinaabe et marcheuse pour l’eau de renom qui a parcouru la région des Grands Lacs pour sensibiliser la population au caractère sacré de l’eau et à notre responsabilité de la protéger. Autumn a commencé à s’exprimer publiquement sur la question de l’eau dès son plus jeune âge, attirant notamment l’attention sur l’absence d’un accès fiable à une eau propre et potable dans de nombreuses communautés des Premières Nations.

À seulement 12 ans, elle a attiré l’attention à l’échelle nationale et internationale après avoir interpellé le premier ministre Justin Trudeau au sujet de son bilan en matière de protection de l’eau et de ses répercussions sur les communautés autochtones. Son engagement l’a depuis conduite à participer à des forums internationaux, notamment aux Nations Unies, où elle a exhorté les dirigeant·e·s à reconnaître l’accès à l’eau comme un droit fondamental de la personne et à la protéger pour les générations futures.


En 2019, Autumn a été nommée commissaire en chef chargée de l’eau pour la Nation Anishinabek, qui représente 40 Premières Nations de l’Ontario. Dans le cadre de ce rôle et grâce à son engagement continu, elle a contribué à attirer davantage l’attention sur les liens entre l’eau, la souveraineté autochtone, la protection de l’environnement et les responsabilités que nous avons tou·te·s envers les générations futures.

Shayla Stonechild


Shayla Stonechild est une femme métisse et Nehîyaw iskwew (Crie des Plaines) de la Première Nation de Muscowpetung, dont le travail réunit la défense des intérêts des peuples autochtones, le bien-être, la narration et la réclamation culturelle.


Animatrice de télévision primée, instructrice de yoga certifiée et défenseuse des jeunes et des femmes autochtones, Shayla utilise le mouvement et la narration pour aider les gens à renouer avec leur corps, leur voix et leur identité culturelle. Elle est entrée dans l’histoire en devenant la première personne autochtone à figurer sur la couverture du Yoga Journal et a œuvré pour promouvoir la représentation autochtone dans les médias et les milieux du bien-être. Sa visibilité dans ces espaces a également contribué à ouvrir le dialogue sur la question de savoir quels savoirs, quels corps et quelles expériences sont représentés au sein des mouvements dominants du bien-être.


Par son engagement, ses conférences et son travail communautaire, Shayla crée des espaces où les savoirs autochtones et les pratiques contemporaines de bien-être peuvent se rencontrer. Elle aborde le bien-être comme un concept lié non seulement au bien-être individuel, mais aussi à l’identité, à la culture, à la communauté et au sentiment d’appartenance. Son travail encourage les jeunes et les femmes autochtones à affirmer leur identité, à faire entendre leur voix et à renouer avec les savoirs culturels. Elle montre ainsi comment la narration et le bien-être peuvent également devenir des outils de réclamation culturelle, de défense des intérêts et de changement social.

Caitlin Tolley

Photograph from CEGEP Heritage College
Photograph from CEGEP Heritage College

Caitlin Tolley est une leader Algonquine, défenseuse et jeune professionnelle du droit dont le travail témoigne d’un engagement profond envers la jeunesse, la culture et la justice autochtones. À seulement 21 ans, elle est devenue la plus jeune personne jamais élue au poste de chef et au conseil de Kitigan-Zibi. Par la suite, elle a occupé les fonctions de représentante du Québec au sein du Conseil National de la Jeunesse de l’Assemblée des Premières Nations et de conseillère juridique à la Division de la justice pour les Autochtones du ministère du Procureur général de l’Ontario.


Son engagement s’est particulièrement concentré sur les femmes et les filles autochtones, notamment dans le cadre de son travail comme analyste des politiques au sein de la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario. Dans ce rôle, Caitlin a travaillé sur des enjeux liés à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), attirant l’attention sur la violence systémique, la discrimination et les iniquités subies par les femmes, les enfants et les personnes bispirituelles autochtones.


Ancienne Miss Algonquin Nation et deuxième dauphine de Miss Indian World en 2016, elle s’est également exprimée avec passion sur l’importance de protéger les langues, les traditions et les savoirs autochtones pour les générations futures. Tout au long de son parcours de leadership, elle a souligné l’importance pour les jeunes Autochtones de connaître leurs origines, d’apprendre auprès des Aîné·e·s et de la communauté, puis de transmettre ce savoir dans les rôles qu’ils·elles assument. Son message, « Kikinendam Nongom, Niganin Wabang » (apprenez aujourd’hui et dirigez demain), reflète sa conviction quant à la continuité culturelle, à une approche réfléchie du leadership et à l’écoute des voix autochtones.


Colby Tootoosis


Photograph from colbytootoosis.com (Credit to Marcel Petit)
Photograph from colbytootoosis.com (Credit to Marcel Petit)

Colby Tootoosis est un leader Nehîyaw, un animateur en développement du leadership, un coach en développement des compétences de vie et un défenseur communautaire issu de la Nation crie de Poundmaker, sur le territoire visé par le Traité n° 6. Fort de plus de 15 ans d’expérience auprès des enfants, des jeunes, des familles et des communautés, son travail porte sur le développement du leadership, la guérison, la résilience et la transformation sociale positive au sein des communautés autochtones. Son expérience couvre les domaines de l’éducation, de l’intervention en situation de crise, de la prévention du suicide et de l’intervention en contexte suicidaire, du deuil et du rétablissement, des programmes de développement des compétences de vie, du counseling et des services de soutien aux familles.


Ancien conseiller élu de la Nation crie de Poundmaker, Colby apporte son expérience en matière de leadership ainsi qu’un engagement profond à lutter contre les injustices sociales et à renforcer le bien-être communautaire. Par son engagement et son leadership continus, il aide les personnes et les communautés à renforcer leur résilience, à développer leurs compétences en leadership et à bâtir ensemble un avenir plus sain.


Son travail témoigne de l’importance des approches dirigées par des Autochtones, qui s’appuient sur les relations, les expériences vécues, la culture et les forces de la communauté pour favoriser un changement significatif et durable.


Maria Young


Photograph provided by Maria Young
Photograph provided by Maria Young

Maria Young est une étudiante Micmaque exerçant un rôle de leadership et une défenseuse originaire de la Première Nation d’Eskasoni, à Unama’ki (Cap-Breton, Nouvelle-Écosse). Son parcours a été façonné par l’éducation, la défense des droits et un engagement à créer des possibilités pour d’autres étudiant·e·s autochtones. « J’ai des parents qui me soutiennent et qui m’ont aidée à tracer ma voie en me montrant la valeur de l’éducation », explique Maria. Cette base lui a donné la confiance nécessaire pour quitter sa communauté à 18 ans afin de fréquenter l’Université St. Francis Xavier. Le choc culturel et les défis liés à cette transition l’ont finalement amenée à devenir mentore auprès de ses pair·e·s autochtones, un rôle dans lequel elle s’appuie sur ses propres expériences pour soutenir d’autres étudiant·e·s autochtones.

 

Maria a assumé des rôles de leadership à l’échelle institutionnelle et nationale. À l’échelle nationale, elle agit à titre de représentante autochtone au conseil d’administration de StFX et de présidente du Comité consultatif national sur les dossiers autochtones de l’Alliance canadienne des associations étudiantes. Dans ces fonctions, elle fait valoir les perspectives des étudiant·e·s autochtones dans d’importants forums de prise de décision et de défense des intérêts.


Son leadership s’étend également à l’échelle internationale. Maria a été sélectionnée pour participer à une occasion d’apprentissage en leadership féministe au Népal dans le cadre du projet Samaan Aawaaj (Voix égale) du Coady International Institute, financé par Affaires mondiales Canada, où elle pourra nouer des liens et apprendre aux côtés de leaders du monde entier. « Une grande partie de ma motivation provient des encouragements et du soutien de ma famille, de mes ami·e·s, de mes pair·e·s et de ma partenaire », explique Maria. « Je suis reconnaissante des possibilités qui me sont offertes et je ressens une grande responsabilité d’en tirer le meilleur parti. »


Après l’obtention de son diplôme, Maria souhaite entreprendre des études de droit avec une spécialisation en droit autochtone, poursuivant ainsi un parcours amorcé grâce aux encouragements de sa famille et à l’importance accordée à l’éducation et qui vise désormais à lutter contre les inégalités systémiques au sein du système judiciaire.

Conclusion

Les histoires de ces jeunes activistes et leaders autochtones illustrent les nombreuses façons dont la jeunesse autochtone contribue de manière significative aux changements culturels, environnementaux, sociaux et politiques partout au Canada. Elles nous rappellent que le leadership des jeunes Autochtones n’est pas unidimensionnel, mais qu’il reflète un large éventail d’identités, de perspectives, de compétences et d’approches pour susciter le changement, que ce soit dans les médias sociaux, par le yoga, par la pratique artistique ou autrement.


À travers ces différentes formes de leadership, les jeunes Autochtones apportent leurs propres idées, expériences, savoirs culturels et priorités aux enjeux qui leur tiennent à cœur et qui importent à leurs communautés. Soutenir ce leadership signifie prendre leurs contributions au sérieux, investir dans le travail qu’ils·elles accomplissent déjà et veiller à ce que les jeunes aient une influence réelle sur les discussions et les décisions qui les concernent. Ces histoires ne sont pas simplement des exemples de jeunes qui se préparent à devenir des leaders un jour. Ce sont des exemples de jeunes Autochtones qui exercent leur leadership, suscitent le changement et façonnent leurs communautés dès maintenant.


Lorsque les jeunes disposent de l’espace, des ressources et du soutien nécessaires pour exercer leur leadership à leur manière, ils·elles peuvent faire vivre et transmettre leurs savoirs tout en façonnant un avenir plus équitable et plus inclusif.

 
 
 

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